Les véhicules diesel mis en circulation avant 2011 devront désormais se soumettre à une mesure plus stricte des émissions de particules fines. La nouvelle réglementation prévoit aussi une extension des points de contrôle, avec des vérifications supplémentaires sur les systèmes d’aide à la conduite.
La date du 15 mai 2025 marquera l’entrée en vigueur de ces obligations, imposant aux propriétaires de s’adapter rapidement pour éviter les sanctions. Les centres agréés préparent déjà leurs équipements à ces modifications.
Contrôle technique 2025 : pourquoi parle-t-on de changements cette année ?
Le contrôle technique 2025 fait l’objet de débats animés. Pourtant, à regarder de près, la situation reste calme côté réglementation. Le ministère des transports a réaffirmé que rien ne changera fondamentalement, malgré les bruits qui circulent en ligne. Les acteurs majeurs comme Auto Sécurité et Sécuritest le confirment : aucune perturbation majeure ni chamboulement du calendrier pour 2025 ou 2026. Le sujet continue d’alimenter les discussions, car la sécurité routière évolue au rythme de l’innovation et des technologies embarquées.
Alors, pourquoi cette agitation persistante ? Parce que le contrôle technique touche deux points névralgiques : la sécurité de tous et la réduction des émissions polluantes. Les aides à la conduite, comme le freinage d’urgence, sont désormais dans le viseur. L’association 40 millions d’automobilistes souhaite voir le contrôle technique s’adapter à l’ère moderne. Mais pour l’instant, la législation reste figée pour 2025.
Voici ce que cela implique concrètement :
- Aucune nouvelle série de tests n’est prévue
- Les sanctions ne seront pas renforcées
- Pas de vague massive d’exclusions de véhicules
La sécurité routière demeure une priorité, mais les évolutions se feront avec mesure. Les aides à la conduite, sources de nouveaux enjeux, sont surveillées de près. Quant aux professionnels, ils se préparent déjà à la prochaine étape, conscients que les grands changements attendront encore un peu.
Ce que prévoient réellement les nouvelles réglementations et leur calendrier
Le contrôle technique en 2025 conserve l’essentiel de ses points de vérification pour les véhicules particuliers. Néanmoins, quelques ajustements s’opèrent, notamment sous l’impulsion de la réglementation européenne et des campagnes de rappel constructeur.
Premier changement notable : la gestion des rappels critiques, à l’image du scandale airbag Takata. À compter du 1er janvier 2026, toute voiture concernée par un rappel grave devra présenter un justificatif de réparation pour passer le contrôle technique. Les modèles dotés d’un airbag Takata « stop drive » seront systématiquement envoyés en contre-visite et ne pourront plus circuler tant que le correctif n’aura pas été validé.
Autre avancée : la transmission obligatoire des données OBFCM (On Board Fuel Consumption Monitoring) pour tous les véhicules neufs immatriculés depuis 2021. Objectif : améliorer la connaissance des consommations réelles, sans modifier le déroulement du contrôle technique. Les centres devront cependant communiquer les coordonnées des automobilistes à l’UTAC pour faciliter le suivi des rappels. En cas d’oubli, une sanction administrative s’appliquera, pouvant atteindre 1 500 euros.
Sur le volet fiscal, le malus écologique frappe plus tôt : dès 2025, le seuil descend à 113 g/km de CO2, la pénalité maximale grimpe à 70 000 euros. Le bonus écologique, lui, chute à 3 000 euros. Ces mesures, indépendantes du contrôle technique, pèsent toutefois sur le choix et le renouvellement des véhicules. Côté technique, la stabilité prévaut jusqu’en 2025, mais les propriétaires de modèles concernés par un rappel de sécurité devront rester vigilants.
Quels véhicules et quels points de contrôle sont concernés par la réforme ?
Depuis avril 2024, le contrôle technique s’étend aux deux-roues motorisés. Si ce changement ne bouleverse pas le calendrier pour les voitures, il impose désormais aux motos et scooters un suivi régulier. Pour les automobiles, la réforme de juin 2025 vise spécifiquement les voitures modifiées : pick-up surélevés, SUV transformés, diesels anciens. Ces modèles, parfois modifiés au niveau du châssis ou de la suspension, devront répondre à des exigences renforcées, notamment sur les suspensions, le châssis et les émissions polluantes.
L’attention des contrôleurs se porte de plus en plus sur les logiciels embarqués (ECU) et la conformité des aides à la conduite. Les incidents comme le « freinage fantôme » s’ajoutent désormais aux points de vigilance. Le contrôle technique reste encadré par le code de la route (articles R. 323-1 à R. 323-26) : première visite après quatre ans, puis tous les deux ans.
Pour mieux comprendre qui est concerné, voici les principales catégories :
- Les véhicules de collection échappent au durcissement des normes antipollution.
- Les véhicules modifiés devront fournir les preuves de conformité de chaque intervention, sous peine de contre-visite immédiate.
- Les diesels anciens subissent désormais un contrôle renforcé sur les émissions.
Ainsi, la liste classique des 133 points de contrôle reste inchangée, mais l’accent est mis sur les modifications non homologuées et sur l’influence des systèmes électroniques sur la sécurité ou la pollution. Les réseaux Auto Sécurité et Sécuritest rappellent que les véhicules classiques ne subiront pas de restrictions supplémentaires en 2025.
Anticiper sans stress : comment bien préparer son prochain contrôle technique
Pour aborder le contrôle technique de 2025 sereinement, un état des lieux précis du véhicule s’impose. Pneus, feux, rétroviseurs : chaque détail compte. Un phare défectueux ou un essuie-glace usé suffit à entraîner une contre-visite, souvent évitable. Pensez aussi à vérifier les niveaux d’huile, de liquide de frein et de lave-glace. Un passage sous la voiture permet de repérer d’éventuelles fuites en amont.
Les véhicules concernés par un rappel constructeur, notamment ceux équipés de l’airbag Takata, exigent une vigilance particulière. À partir de janvier 2026, la réparation devra être certifiée par un professionnel pour que le contrôle technique soit validé. Sans preuve, la circulation sera refusée après la contre-visite obligatoire. Les centres transmettront vos coordonnées à l’UTAC pour permettre un meilleur suivi réglementaire.
N’oubliez pas de jeter un œil aux aides à la conduite. Depuis l’arrivée du freinage automatique d’urgence ou de l’assistance au maintien de voie, les défaillances électroniques sont de plus en plus prises en compte dans le rapport de contrôle.
Un point à ne pas négliger : négliger le contrôle technique expose à des sanctions immédiates, telles qu’une amende, une immobilisation possible, et l’impossibilité de vendre le véhicule. Procédez avec méthode, prévoyez les réparations en amont et gardez l’ensemble des justificatifs à portée de main.
Avant de vous rendre au centre de contrôle, pensez à ces vérifications :
- Consultez les éventuels rappels concernant votre véhicule sur le site officiel du constructeur
- Rangez systématiquement les factures de réparation, elles peuvent être demandées lors du contrôle
- Une visite chez votre garagiste avant le contrôle permet d’anticiper et d’éviter bien des tracas
Le contrôle technique 2025 n’annonce pas de bouleversement radical, mais les lignes bougent lentement. Pour les automobilistes, garder un œil sur la réglementation et anticiper chaque échéance reste le meilleur moyen d’éviter les mauvaises surprises. La route n’attend pas : mieux vaut avancer préparé que subir les arrêts forcés.


